MockMUN 2026 : Une journée de préparation pour FerMUN 2027.

En ce lundi 8 juin 2026, alors que le baccalauréat approche à grands pas, le lycée international de Saint‑Genis‑Pouilly s’est transformé en une vraie ONG pour accueillir près de 200 élèves en préparation pour la conférence de FerMUN 2027. À travers débats, amendements et résolutions, les élèves cherchent ensemble des compromis et des solutions face à différents problèmes. Dans une société toujours plus complexe et face à une actualité sous tension, le thème de la liberté est souvent mis de côté pour prioriser la sécurité collective, quitte à fâcher les populations en leur retirant leur indépendance. Cette opposition est aujourd’hui débattue et discutée dans les différents comités, à travers différents points de vue. Leur travail sur de nombreux compromis est un entraînement sérieux pour la future conférence de FerMUN 2027.

La liberté des droits LGBTQIA+ face aux traditions ou normes culturelles

Alors que des droits fondamentaux sont encore discutés, notamment les droits à la liberté pour la communauté LGBTQIA+, de nombreux États membres restent encore très opposés à cette demande – c’est le cas de la Tunisie. Cette réticence reste très problématique aux yeux des pays défenseurs de ces droits, notamment l’Allemagne, mais des progrès sont observés pour des pays comme le Brésil ou encore l’Afrique du Sud. Malgré leur forte divergence idéologique dans le passé, les mouvements en faveur de ces droits sont de plus en plus nombreux, ce qui mène à de vrais changements.

La liberté individuelle de l’euthanasie contre la responsabilité collective

Alors que la question de la possibilité d’une mort assistée est débattue, la question soulève néanmoins des dilemmes éthiques. La mort étant toujours un sujet considéré comme tabou, la question du suicide assisté reste très discutée ; faut‑il prioriser la liberté individuelle ou la responsabilité collective ? De nombreux pays comme la Colombie, la Suisse ou encore la Nouvelle‑Zélande sont opposés à cette thématique de mort volontaire médicale.

L’espionnage remis en cause dans ses réglementations

Au sein du comité axé sur l’espionnage, la limite entre sécurité, respect de la souveraineté et liberté est encore discutée. Les nouvelles technologies sont considérées comme plus dangereuses aujourd’hui, avec la cybersécurité et les cyberattaques, ce qui donne accès à des dossiers censés être privés et qui peuvent mettre en péril des nations et parfois tout un continent. Entre délégations, la paix est un des principaux désaccords et la régulation de l’espionnage est remise en cause.

L’arme nucléaire : entre menace, paix et risque

Dans le comité 4, centré sur l’arme nucléaire, la possibilité du désarmement nucléaire est une des questions majeures. Les États‑Unis sont difficiles à convaincre car l’arme nucléaire est un de leurs principaux avantages, et la dissuasion l’un de leurs premiers atouts qui permet le maintien de la paix. Les alliances permettent la protection des plus petits pays, mais il y a un cap à ne pas franchir : celui d’utiliser l’arme nucléaire pour son propre pays au sein d’une guerre. Pour l’heure, fort heureusement, ce cap n’a pas été franchi. Cette arme maintient donc la paix tant qu’elle est utilisée à des fins persuasives et non contre un pays ennemi.

Finalement, cette journée de MockMUN se termine sur des clauses réussies et un bon ressenti. “C’est une bonne expérience pour prendre confiance en soi, on peut tester plusieurs choses qu’on n’aurait pas forcément testées avant, et on rencontre de nouvelles personnes à qui on n’aurait pas parlé avant”. On espère que la conférence FerMUN 2027 aura un aussi bel impact.

Merci à tous les participants pour cette belle journée!

Malhia Vialle Faundez & Liv Bruckert‑Gagneu

Comité LGBTQ+ : Une Allemagne prête à tout pour se défendre

Depuis des siècles, les personnes appartenant à la communauté LGBTQ+ sont victimes de discriminations, de violences et même de criminalisation à travers le monde. Si des avancées significatives ont été réalisées ces dernières décennies, la situation reste alarmante dans d’autres régions du globe, où l’homosexualité peut encore être punie de mort. Alors que la Déclaration universelle des droits de l’homme proclame l’égalité de tous les individus sans distinction, force est de constater que cette égalité est loin d’être une réalité pour des millions de personnes LGBTQ+. Les délégués du comité sur les droits LGBTQ+ se donnent donc pour mission de trouver un terrain d’entente, afin de trouver des solutions globales face à ces discriminations.

Une première résolution progressiste

Soutenue par l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil et le Canada, l’Allemagne a présenté une résolution appelant à une action internationale plus forte pour protéger les personnes LGBTQ+ contre la discrimination et la criminalisation. La coalition fait valoir que les droits des personnes LGBTQ+ sont des droits humains universels et que les Nations Unies ont la responsabilité de veiller à ce que ces droits soient respectés partout dans le monde. La résolution vise à renforcer le suivi par l’ONU des violences et des abus commis à l’encontre des personnes LGBTQ+, à encourager les pays à adopter des lois contre la discrimination et à garantir l’égalité d’accès à l’emploi, aux soins de santé et au logement. Elle soutient également l’octroi de l’asile aux personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, la promotion de programmes éducatifs inclusifs, la création d’espaces sûrs pour les jeunes faisant partie de la communauté LGBTQ+ et l’abrogation des lois discriminatoires à l’égard de ces communautés. Dans l’ensemble, la résolution présente une approche proactive et fondée sur les droits de l’homme, mettant l’accent sur l’égalité, l’inclusion et la coopération internationale pour lutter contre la discrimination.

Un duel éthique perdu par l’Allemagne

Les débats s’engagent malgré le nombre limité d’amendements. La question de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux et de son influence sur les adolescents est brièvement abordée, la délégation indienne estimant que la suppression de certains commentaires discriminatoires sur les publications pourrait porter atteinte au droit à la liberté d’expression des individus. Peu après, la délégation ougandaise engage un débat important avec la délégation allemande sur une clause encourageant le renforcement de la surveillance internationale des actes de violence et de discrimination à l’encontre des membres de la communauté LGBTQ+ : son principal argument est que cette mesure pourrait ne pas respecter certaines cultures et ne pas être adaptée au niveau de développement de certains pays. La délégation allemande considère cet amendement comme hors de propos, car il n’est pas pertinent et va à l’encontre de l’objectif principal de la résolution, qui vise à protéger la communauté LGBTQ+ contre la discrimination, alors que de nombreuses cultures ne l’acceptent pas. Cet amendement est adopté, la plupart des délégations présentes se ralliant à la délégation ougandaise.

De manière générale, la plupart des pays favorables à cette résolution l’ont clairement défendue, mais les pays opposés ont fait basculer le vote, et la résolution n’a pas été adoptée.

Renata Eva Skaburskas, Ludivine Hemakwa et Melissa Maina

L’euthanasie, un débat sans fin?

Le 8 juin 2026, dans l’enceinte du lycée de Saint‑Genis, se déroulent les débats du MOCKMUN. Au sein du comité traitant de l’euthanasie, une dynamique d’entraide règne entre les délégués, notamment lors de la création des roses en origami qui s’est révélée compliquée pour certains… Cependant, lors des débats, le comité s’est transformé en véritable champ de bataille. Deux camps opposés se sont dessinés : les pays pour l’euthanasie, et les pays qui s’y opposent fermement. L’euthanasie peut être active, c’est‑à‑dire qu’elle cause directement la mort, mais elle peut être aussi passive : elle laisse une personne mourir, en causant indirectement sa mort, en arrêtant un traitement nécessaire à sa survie.

Fin de vie : les principaux pays promoteurs

Un grand nombre de pays acceptent l’euthanasie et veulent diffuser ce principe, de manière à ce que l’individu, où qu’il soit, puisse avoir le droit à la mort. Notre pays voisin, la Suisse, permet par exemple aux citoyens d’autres pays de venir faire la procédure sur son territoire, mais il est évident que le leader et précurseur restent les Pays‑Bas.

En effet, cette délégation s’est grandement impliquée au cours de la matinée pour défendre son point de vue favorable à l’euthanasie. D’autres pays ont une opinion plus nuancée : certains interdisent l’euthanasie active mais permettent l’euthanasie passive, comme par exemple l’Inde. En effet, le gouvernement de ce pays est favorable à l’euthanasie passive car elle est moins choquante et brutale que l’euthanasie active. Cependant, la situation est encore compliquée car la première autorisation d’utiliser l’euthanasie a été conférée en mars dernier avec difficulté. Le patient était en effet dans un coma végétatif depuis plusieurs années et, après de longues consultations, la Cour suprême a accepté de lui conférer le droit à l’euthanasie passive. Ceci a été un moment marquant de l’histoire de l’Inde : c’était la première fois que l’euthanasie était acceptée malgré une procédure longue et compliquée. Ceci témoigne d’une évolution des opinions autour de ce sujet sensible.

Opposition à l’euthanasie : la fracture des arguments

Toutefois, certains pays s’opposent à l’utilisation et à la diffusion de l’euthanasie sur leur territoire, pour plusieurs raisons qui peuvent être aussi bien religieuses que culturelles. Le Mexique ou le Maroc, par exemple, ont une population majoritairement constituée de personnes de croyance catholique ou musulmane. Le fait de décréter la mort d’une personne à la place de Dieu leur est inimaginable. D’autres nations comme l’Espagne, la Nouvelle‑Zélande ou la Pologne se sont alignées sur l’idée que l’utilisation de l’euthanasie n’est ni juste, ni éthique. Pour les gouvernements de ces pays, l’action de tuer une personne volontairement est impensable car c’est contraire à la dignité du patient, qui est protégée par différents textes de loi.

C’est à cause de ces opinions très divergentes que la matinée se termine avec une résolution qui ne passe pas… Ceci démontre bien à quel point l’euthanasie est un sujet sensible et controversé. On peut se demander si nous arriverons un jour à dépasser nos différences afin de trouver ensemble la meilleure façon d’aider ceux qui souffrent. N’oublions pas, nous nous battons pour défendre ceux qui ne le peuvent pas.

Chloé ARNAUD, Adriano PORRU, Zoe PISTILLO

Espionnage interétatique – Des accords surprenants dans une atmosphère ambivalente 

La salle B107, à l’occasion du MockMUN 2026, a été le théâtre d’alliances improbables et de discours tendus. Lorsque l’Iran et Israël s’allient, des questions se posent, surtout compte tenu du contexte géopolitique actuel. Lorsqu’il s’agit de réglementer l’espionnage entre les États tout en préservant la sécurité nationale, les positions traditionnelles peuvent être bouleversées.

Une alliance surprenante au vu de l’actualité géopolitique

L’Israël et l’Iran ont particulièrement retenu l’attention en s’accordant sur la première résolution. Malgré les tensions géopolitiques qui les opposent, les deux délégations se sont retrouvées à travailler ensemble, aux côtés de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord. Tous s’accordent sur la nécessité d’une plus grande flexibilité dans la gestion de l’espionnage entre États. 

Cependant, malgré cette entente de circonstance, l’Iran demeure dans une position plus fragile en raison du conflit qui l’oppose à Israël. Cette situation a donné lieu à des échanges parfois tendus, voire agressifs, entre des délégations pourtant signataires de la même résolution.

Une atmosphère plus détendue de l’autre côté de la salle 

La deuxième résolution, cosignée par le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Brésil, les États-Unis et la Suisse, repose davantage sur les enjeux de sécurité et de protection des civils. Elle met en garde contre les risques d’un espionnage interétatique insuffisamment encadré et défend l’adoption de réglementations plus strictes. Ces pays, bénéficiant d’une situation géopolitique plus stable, ont abordé les débats dans une atmosphère plus détendue, ce qui a facilité l’examen et l’adoption des amendements. Cette sérénité contrastait avec les tensions observées entre les délégations issues de pays en conflit, comme l’Iran et Israël.

Au terme des débats, la salle B107 a démontré que la diplomatie peut parfois faire émerger des alliances inattendues. Malgré des divergences profondes et des tensions persistantes, les délégations ont su défendre leurs intérêts tout en recherchant des compromis, illustrant ainsi la complexité des relations internationales. Cette session soulève néanmoins une question qui dépasse le cadre du MockMUN : jusqu’où les États peuvent-ils coopérer sur des enjeux de sécurité communs lorsque leurs intérêts géopolitiques s’opposent ? Un débat qui reste plus que jamais d’actualité dans le monde contemporain.

Joana Watelet & Flore Gasser Husselstein 

Les armes nucléaires tactiques : reflet d’un monde toujours fracturé ?

8 juin 2026, Saint-Genis-Pouilly –  les délégués alimentent des débats fructueux sur la question de l’arme nucléaire. Leur objectif est de trouver des méthodes pour empêcher une dérive chaotique des impacts des armes nucléaires tactiques dans les conflits par procuration. Si l’ambiance reste propice au travail dans la salle, certains désaccords de fond apparaissent déjà, opposant des pays aux idéologies marquées.

Une fracture géopolitique se dessine

Cette confrontation des mentalités dessine une fracture géopolitique, classique certes, mais toujours aussi complexe au sein des débats. D’un côté, un bloc mené par les puissances occidentales et leurs alliés, tente d’imposer une ligne strictement diplomatique, soutenant un encadrement juridique rigoureux pour geler l’utilisation de ces technologies et imposer des défenses uniquement conventionnelles. De l’autre côté, plusieurs nations émergentes ou indépendantes affichent un scepticisme marqué face à ce qu’elles perçoivent comme une tentative de gel stratégique. Pour ces délégations, des réglementations internationales trop contraignantes risquent de limiter leur liberté de décision concernant la légitime défense, laissant le champ libre aux pays qui possèdent déjà les plus grands arsenaux militaires traditionnels de la planète.

Armes chimiques vs armes nucléaires 

Ce désaccord théorique s’est rapidement traduit par des débats très concrets sur les amendements. Les échanges se sont notamment concentrés sur la distinction technique des menaces, en particulier sur la nécessité de distinguer les dégâts produits par les armes chimiques de ceux produits par les armes nucléaires. Cette réflexion a poussé le comité à s’interroger sur la légitimité d’une riposte atomique face à une attaque non conventionnelle, certains pays défendant une stratégie de dissuasion au second degré, où la menace virtuelle devient un outil de défense, tandis que d’autres réclament des modalités d’application précises et transparentes. Malgré ces points de blocage et plusieurs minutes de négociations, un consensus a été trouvé à une majorité de voix pour une proposition de la délégation russe visant à réduire la puissance des armes et à limiter au maximum les pertes humaines en cas de crise.

Pour aller au-delà des déclarations officielles à la tribune, trois délégations clés – l’Iran, le Japon et la Russie – ont été interrogées afin de recueillir leurs impressions sur la tournure des événements. Dans l’ensemble, ces délégations estiment que les positions des différents pays sont plutôt homogènes, à l’exception de certaines délégations qui gardent des points de vue plus extrêmes par rapport à l’arme nucléaire.

Globalement, la question éthique autour des armes nucléaires repose sur les mentalités — qui sont restées traditionnelles ou bien qui ont su évoluer avec le temps selon les Etats — et c’est cette complexité qui fait de ce sujet une telle usine à réflexion.

Amaya Cutimbo, Marek Petras & Margaux Cleary

Faites connaissance avec votre board 2027!

Le 27 février 2026 marque le dévoilement du nouveau board pour FerMUN 2027. Les huit étudiants de cette équipe préparent le MockMUN aux côtés des participants du MUN depuis près de trois mois, et il est grand temps d’en savoir plus à leur sujet !

Clara Nguyen 

Nouvelle leader et visage de notre conférence, Clara Nguyen prend le rôle de secrétaire générale pour FerMUN 2027. A côté de son apprentissage scolaire, Clara est intéressée par les activités créatives — piano, chant, photographie, écriture… Son grand intérêt pour MUN s’est ancré au cours de son expérience en tant que présidente : « je n’ai jamais autant appris, sur MUN, sur moi-même, la vie en équipe ». La cérémonie de clôture, résultat d’efforts, de travail, et de préparation de plusieurs mois, est son meilleur souvenir. L’objectif pour Clara : une conférence fun et productive, mais surtout, un travail d’équipe enrichissant pour les 9 mois à venir. 

Hanaë Schwebel 

D’admin de logistique à présidente de comité, Hanaë Schwebel devient à son tour Secrétaire Générale adjointe en charge des présidences. Curieuse et ouverte sur le monde, elle aime écouter de la musique, lire, nager, mais aussi partager des moments avec sa famille et ses amis. Elle envisage de s’orienter plus tard vers des études dans le domaine de la finance ou de la pharmacie. Motivée par l’envie de transmettre, Hanaë souhaite aujourd’hui s’investir davantage en accompagnant les nouveaux MUNers. Pour FerMUN 2027, elle aspire à devenir une véritable mentore, présente pour guider, conseiller et encourager cette future équipe de présidents. 

Sekou-Cissé Gouro 

Sekou-Cissé Gouro a commencé l’aventure en tant qu’admin. Aujourd’hui, il est secrétaire général adjoint chargé des délégués. Motivé par la réussite et la cohésion du board de l’année dernière, il se donne pour mission de rendre la  prochaine édition de FerMUN inoubliable. Sekou est un passionné de voyages, ainsi que de sciences et suite à son parcours MUN, où il a découvert le monde de la diplomatie, Sekou s’orientera sûrement vers le domaine de l’aérospatiale ou de la médecine, avec un intérêt particulier pour l’IA. 

Hélène Khukhunaishvili 

Hélène Khukhunaishvili, responsable presse et communication, a rejoint MUN en raison de son attrait pour les relations internationales et le journalisme. C’est d’ailleurs pour ce rôle de journaliste, au sein de la presse de MUN, qu’elle a eu un véritable coup de cœur au départ. Mais au-delà de cela, Hélène a un grand amour pour la lecture, l’écriture et le piano. Elle joue de cet instrument depuis ses 7 ans, et sa prestation lors de la cérémonie d’ouverture de FerMUN 2025, est un de ses meilleurs souvenirs de MUN.

Grégoire Oury 

Grégoire Oury, admin en seconde, prend aujourd’hui la responsabilité d’accompagner les futurs admins pour FerMUN 2027. Responsable des admins et du fonds de solidarité avec Claire Beuchotte, sa motivation pour MUN vient de son intérêt pour l’actualité et le débat, qu’il souhaite approfondir en plus de son attrait pour les sciences. Ce qui motive Grégoire pour être au board c’est son « envie de faire un vrai travail d’équipe et de participer à un vrai grand projet ». Au-delà de celà, il a envie de changer la perception du rôle d’admin — parfois moins valorisé — en montrant qu’il est essentiel, courageux et tout aussi mémorable que les autres rôles. 

Claire Beuchotte 

Claire Beuchotte est passionnée par la découverte de nouvelles cultures, le ski, et les voyages. Elle aimerait faire le tour du monde un jour. Arrivée à FerMUN 2025 en tant qu’admin en seconde, les yeux pleins d’étoiles, elle avoue s’être sentie perdue au début de son parcours. Grâce aux personnes qui l’ont soutenue et encouragée, elle a pris confiance en elle et est aujourd’hui Responsable des admins et du fonds de solidarité, aux côtés de Grégoire. Pour Claire, le fonds de solidarité est un pilier essentiel de FerMUN, qui permet de briser une barrière financière pour rendre notre conférence accessible à tous. 

Johanna Hayes 

Nouvelle responsable de l’interprétation, Johanna Hayes est aussi une sportive — avec un intérêt particulier pour le foot depuis ses 6 ans — et une cuisinière, adorant tester de nouvelles recettes pendant son temps libre.  Motivée par ses amies pour rejoindre MUN, elle a occupé le rôle d’interprète dès le départ et c’est ce qui lui permet de s’épanouir. Cette année, elle souhaite que chaque interprète puisse s’affirmer dans ce rôle, comme elle a pu le faire. Pour Johanna, le MUN est vraiment devenu réel, grandiose et impressionnant lors de sa première cérémonie d’ouverture en 2025. 

Madeleine Johansen 

Nouvelle responsable de la traduction, Madeleine Johansen est aussi une passionnée de sport, pratiquant de l’athlétisme et du ski en hiver. Depuis toute petite, elle admire le lieu prestigieux où ses parents travaillent : les Nations Unies. Voulant découvrir comment l’ONU fonctionne, elle intègre MUN en tant qu’admin de bureau, un rôle qui lui fait découvrir la conférence.  Elle devient traductrice en première, où elle comprend que ce rôle permet d’assurer la fluidité de la conférence. En tant que responsable, elle veut s’assurer que chacun se sente à l’aise à MUN, peu importe la langue qu’il ou elle parle : « La cohésion est la clé de la réussite pour une bonne conférence. » 

FAO – Quand les nations s’accordent pour nourrir le monde

Dans la salle III située dans les prestigieux bâtiments de l’OIT, se tient le comité FAO. Des échanges s’y déroulent concernant la lutte visant à limiter la résistance des micro-organismes aux intrants chimiques, tout en préservant la productivité des exploitations agricoles.

Les pancartes sont levées, les amendements défilent et la coopération perdure, donnant lieu à l’émergence d’une unique résolution. Les pays prennent conscience que leurs visions convergent vers une même finalité.

Celle-ci s’étend de façon universelle, et renforce la sécurité alimentaire et les revenus des agriculteurs via les différentes branches de l’ONU. De plus, elle adopte une approche inspirée de celle du One Health. Les délégations cherchent des alternatives durables tout en limitant les menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire. 

Lors des débats, l’ambiance est silencieuse et les expressions sont  graves. Les clauses des 24 pays réunis sont remises en question et, par manque de temps, les procédures de vote s’enchaînent. Le temps presse, alors le Cameroun, porte parole de la résolution, a dû soumettre des amendements pour pouvoir s’exprimer et convaincre le comité de voter pour sa résolution. 

On assiste en fin d’après-midi au vote en faveur de cette résolution engagée et riche en clauses, qui est adoptée avec une large majorité. Cela clôture en beauté le dernier jour de cette conférence !

Nomin SANJAAJAMTS – Kiara SADASEEVEN

À l’OMS, la santé sous tension : idéologies, ressources et lignes de fracture

Aujourd’hui, l’ambiance était électrique dans le comité de l’OMS pour FerMUN 2026. Entre désaccords idéologiques et débats sur les ressources, les délégations ont lutté corps et âme pour définir l’avenir de la santé et de la sécurité des individus en situation de violence.

L’Afghanistan a marqué les esprits avec une position radicale : en effet, selon eux, l’argent n’est pas le problème. Ils affirment même vouloir “remplacer les ressources par plus de protection”. Pour cette délégation, seules des lois strictes peuvent garantir la santé mentale des femmes.

De leur côté, la Fédération de Russie et le Nigeria ont mis en garde contre la « policophobie ». Selon eux, le fait de donner trop de liberté à la police crée du désordre et effraie les victimes, qui n’osent plus dénoncer leurs agresseurs. Par la suite, la Roumanie a rappelé une réalité tragique : 90 % des plaintes sont classées sans suite faute de preuves. Leur amendement sur le sujet a cependant été rejeté par la majorité.

Dans la suite du débat, la question était de savoir comment soigner les populations dans les zones défavorisées. La Roumanie et l’Eswatini ont alors débattu de l’intervention de Médecins Sans Frontières (MSF). Si l’idée d’un fonds d’aide est séduisante, beaucoup de pays craignent que l’ensemble des pays soit dépendant de l’aide internationale. Pour ces pays dubitatifs ou réfractaires, l’objectif est clair : il faut renforcer les systèmes de santé locaux plutôt que de compter uniquement sur l’OMS.

Le point de rupture a été atteint lors de la proposition de l’Inde de considérer l’avortement comme un simple processus d’hygiène et de santé. La délégation de l’Afghanistan a jugé cette vision « définitivement occidentale » et incompatible avec les réalités sociales et culturelles de leur pays. Cependant, le Sénégal et la Suède ont tout de même réussi à faire passer un amendement crucial, visant à encourager l’accès sécurisé à l’avortement et à la contraception en cas de violence sexuelle, afin d’éviter les morts tragiques liées aux violences sexuelles ou aux pratiques dangereuses.

En fin de séance d’amendements, le Pakistan a plaidé pour un langage plus inclusif. Grâce à leur intervention mais aussi au soutien de la Roumanie, le texte final mentionne désormais les orphelins et les victimes de guerre ainsi que tous les autres enfants, souvent oubliés par rapport aux migrants ou aux personnes en situation de handicap.

Yasmine Akkabi

L’intelligence artificielle : un dilemme éthique

 Entre discours, motions et points, une fracture entre pays se dessine dans la salle. Tandis que des alliances se forment et des liens se nouent,  il semble que certaines barrières  restent insurmontables. La résolution de la Suède a été signée par une majorité de pays en développement ou sous-développé. Celle de l’Espagne s’y oppose car nombreux sont les pays riches parmi les pays co-signataires. La raison? Les pays développés se sont déjà appropriés l’IA afin de s’enrichir et ont donc une vision plus innovatrice et un objectif d’optimisation pour cet outil stratégique. Dans la résolution suédoise, ce même outil est perçu comme un risque systématique pour l’emploi et qui doit nécessairement être encadré par des règles strictes et des contraintes. L’une vise une logique de protection sociale, l’autre souhaite une transition du marché du travail. Bien que ces deux visions semblent être complémentaires, les délégués ont eu du mal à se mettre d’accord. Des débats ont éclaté. Des clauses ont été discutées. Des amendements sont passés. Au cœur des tensions, le gouvernement espagnol se démarque par ses échanges tendus avec d’autres pays. Que ce soit l’Allemagne, le Royaume-Uni, tout le monde recevra ses foudres tant qu’il a quelque chose à dire. Les pays ne se mélangent pas. La seule solidarité existante est celle entre co-signataires. 

Une fracture sociale

L’Assemblée est visiblement divisée en deux, créant une fracture sociale. La première résolution débattue, dont le porte-parole est la Suède, est signée par tous les travailleurs. La différence entre les priorités des travailleurs, et celles des gouvernements et employeurs, est frappante. La résolution de la Suède semble privilégier la lutte contre les discriminations, les tensions sociales, les aides aux populations marginalisées et préjudices par l’IA. Quant à la résolution de l’employeur d’Espagne, signée par les gouvernements et employeurs, met en avant l’innovation, le progrès numérique à l’échelle globale. Les différents groupes privilégient leurs propres intérêts. “Le profit n’est pas le premier but de notre société, nous devons penser à nous-même” remarque le travailleur saoudien. Mais qu’entend-il par “nous-mêmes” ? Les employeurs ne pensent-ils pas, eux-aussi, à eux-mêmes ? Le gouvernement de l’Inde, dans son discours en défaveur, a aussi évoqué un “ralentissement de création d’emplois formels”. Cette fracture ne se manifeste pas uniquement lors du vote, mais aussi par des débats enflammés, avec la mention de “soif d’ employeurs pour des progrès techniques” par le travailleur saoudien. On assiste même à une motion de censure par l’employeur de l’Espagne, vis-à-vis du travailleur du Royaume-Uni. 

Les fossés au sein du comité de l’IA stimulent plusieurs réflexions : Les travailleurs peuvent-ils être considérés comme un frein à l’innovation, à la productivité, à la modernisation ? Les employeurs et gouvernements font-ils preuve d’égoïsme, en ne privilégiant pas les droits des travailleurs ? Comment dire que l’IA est un outil permettant progrès, aide et innovation lorsqu’elle représente un danger pour une grande part de la population ? La résolution de la Suède a fini par passer, mais de peu : 37 voix pour, et 30 contres. Le sort de la 2e résolution reste à décider. 

Hélène Khukhunaishvili & Dalanda Eden Diallo

Du lycée aux relations internationales : le parcours engagé de Théo à FerMUN.

Élève de l’école organisatrice de FerMUN, Theo Gensin Sow joue un rôle central dans cette simulation diplomatique internationale. Il représente la délégation du Brésil au sein du comité de l’organisation mondiale de la santé. A travers ce rôle, il est confronté aux grands enjeux de la santé.  

Théo Gensin Sow, élève de première au lycée international de Ferney-Voltaire, vit le dernier jour de sa troisième conférence. Il s’est tout d’abord intéressé à MUN lors de son arrivée au lycée car cela faisait partie de son projet professionnel. En effet, il souhaite travailler dans les relations internationales. Après avoir rempli son dossier et avoir été sélectionné pour être l’un des participants représentant le lycée, il a travaillé dur durant ses heures de club le mercredi après-midi. Il y a maintenant un an que Théo a participé à sa première conférence organisée par sa propre école en tant qu’admin de salle dans les bâtiments de l’OIT. Avec cette expérience enrichissante, il décide de déposer sa candidature afin de partir dans une conférence à l’étranger : MFINUE à Istanbul en décembre 2025. Il sera sélectionné en tant que délégué et ambassadeur ! De retour à FerMUN, son expérience lui aura permis de développer une meilleure éloquence pour réussir à mieux convaincre les autres délégations. Il incarne aujourd’hui le rôle de gouvernement du Brésil dans le comité de l’organisation mondiale de la santé. 

Son retour concernant la résolution débattue est très positif car, selon lui, elle révèle de nombreuses complications qu’il tente, en collaboration avec les délégations cosignataires, de régler efficacement. 

Cette dernière journée de conférence FerMUN l’a convaincu de sa volonté d’intégrer un métier dans les relations internationales. Il souhaite remercier les professeurs du lycée international de Ferney Voltaire ainsi que Mme Baudry de lui avoir permis de vivre une telle expérience en faisant de merveilleuses rencontres. Son message pour les futurs délégués est un message d’espoir : « Derrière chaque futur délégué naissent les solutions de demain ».

Lalie Anquez