Notre préparation Fermun

Au tournant de la nouvelle année scolaire, nous avons commencé nos préparatifs. Différents comités, chacun dans son domaine, discutent les sujets de cette année et entament le long processus requis pour le succès de la conférence. Avec l’implication de l’OMPI cette année, nous sommes en train de préparer une conférence centrée autour de la propriété intellectuelle; ces questions devenant de plus en plus cruciales spécialement pour les jeunes adultes qui vivront et travailleront dans un monde qui évoluera autour de ces sujets. Avec la démocratisation de la connaissance grâce au web, nous sommes plus que jamais confrontés à des réglementations désuètes qui n’offrent plus la protection nécessaire aux inventeurs ou la liberté attendue dans notre nouvelle ère. Nous avons mis en ligne de mire des sujets de pointe pour cette nouvelle édition de notre conférence. Nous espérons qu’elle sera un succès.

James Cradden

Interview: Maïlis Fontani

INTERVIEW Maïlis Fontani, élève de première S et chair au comité WIPO 4 pour Fermun 2017, nous fait part de ses attentes pour la conférence.capture-decran-2016-10-19-a-17-09-01

As-tu participé à Fermun  2016 ? Si oui, quel poste avais-tu et que t’a-t-il apporté ? J’ai été « admin » pendant cette conférence, ce qui m’a permis de l’observer: je sais à quoi m’attendre pour Fermun 2017.   

Pourquoi as-tu choisi le poste de chair ? J’ai choisi ce poste car j’aime bien avoir des responsabilités et me mettre à l’épreuve. Cela va m’apprendre à gérer de nouveaux problèmes. Je vais également à Harlem en tant que déléguée et j’ai vraiment hâte !         

Quel comité as-tu choisi pour être chair ? Je n’ai pas vraiment choisi mais je suis au WIPO 4 qui traite le sujet de la santé, très étudié par les organisations telles que l’OMS, l’OMPI et l’OMC. J’aime beaucoup le lien entre la santé et la propriété intellectuelle et je me concentre sur le moyen d’assurer un large accès aux soins tout en respectant les droits de propriété des acteurs de la recherche médicale. C’est un paradoxe intéressant car les personnes défavorisées ayant accès à la santé peuvent difficilement rembourser les recherches fournies. D’autres comités m’auraient également intéressée, tels que celui sur les droits des peuples premiers ou encore sur les « Green technologies ».

Es-tu anxieuse pour Fermun 2017 ? Pour l’instant pas tellement, mais peut-être être que le stress viendra. Avec Lucie l’autre chair, on essaye de faire au mieux pour que tous les délégués soient préparés afin que tout se passe bien pendant la conférence.

Communiques-tu avec les chairs étrangers de ton comité ? En réalité, nous sommes seulement trois chairs dans mon comité : nous sommes deux de Ferney (je suis avec Lucie, une terminale) et un élève du lycée français de Madrid, Marcus. Nous avons créé un groupe Facebook pour apprendre à nous connaître. Il est très investi et a presque fini son rapport. Il s’occupe du thème de la protection des données médicales du patient, tandis que Lucie travaille sur la contrefaçon des médicaments. Nous sommes une super équipe !

Est-ce que tu es très sollicitée par les délégués de ton comité ? Non, globalement les délégués de mon comité ont été très autonomes dans la réalisation de leur TPG et ils ne m’ont pas posé beaucoup de questions pour l’instant.

Es-tu contente de la qualité de leur TPG ? Oui, ils sont vraiment très complets et les délégués ont travaillé très sérieusement dans leur réalisation, même s’il n’y avait aucune compétition entre les pays, puisque chacun voulait un poste différent. On voit qu’ils y ont passé du temps et cela fait plaisir. Le board leur a d’ailleurs maintenant tous attribué un pays.

Finalement, quelles sont tes attentes pour Fermun 2017 ? Je pense que cela va être une super conférence comme l’an dernier, c’est vraiment super que l’OMPI nous accueille. Le projet de faire venir des gens du Kenya et du Sénégal est vraiment génial et je suis contente qu’il y ait une soirée à la fin de la conférence. De plus, je suis soulagée d’être affectée à un petit comité, je pense qu’il y aura une bonne ambiance. Je suis pressée de découvrir à quelles résolutions aboutiront nos débats !

Lucille  Brunel

Le fondateur de SpaceX Elon Musk révèle ses plans pour envoyer des humains sur Mars dans les dix prochaines années.

Après l’atterrissage réussi du vaisseau drone de la fusée Falcon 9 plus tôt cette année, Elon Musk a détaillé son plan d’une mission habitée vers Mars dans son discours au Congrès international d’astronautique à Guadalajara, au Mexique, mardi dernier.

Musk a ouvert son discours avec son espoir de « faire de Mars un but atteignable » et a poursuivi en disant que c’était un endroit où n’importe qui pourrait aller s’ils voulaient – à condition qu’ils aient l’argent : le coût de l’envoi d’une personne vers Mars est actuellement estimé d’être aux alentours de « 10 milliards de dollars par personne ». Cependant, Musk a dit qu’il pourrait y avoir des réductions massives de prix au fil du temps en raison de la réutilisabilité des vaisseaux spatiaux, ravitaillement en orbite et même production de carburant sur Mars elle-même, ce qui réduirait le coût à moins de 200 000 $ par personne.

Le « Système de Transport Interplanétaire » comprend un booster réutilisable alimenté par 42 moteurs Raptor qui propulseront un vaisseau spatial en orbite autour de la Terre, pour être plus tard ravitaillé en utilisant le même booster. Elon Musk a dit que le vaisseau spatial est capable de décoller seul sur des petits corps célestes – comme Mars.

Lucas Van Mol

Traduction: James Cradden

FerMUN 2017, c’est parti!

vue salleLa conférence bilingue FerMUN aura lieu les 11, 12 et 13 janvier 2017 au siège de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle à Genève.

Lisez la lettre d’invitation du Board de FERMUN

Nouveautés cette année:wipo

Une assemblée trilingue (anglais français espagnol)

« Boko Haram », tueur en série

Une nouvelle fois, comme à son “habitude” Boko Haram a encore frappé le Cameroun. Ce mercredi 14 janvier, une attaque suicide dans une mosquée du nord à proximité de la frontière Nigérienne a fait 13 morts.

Ces derniers temps, le sang coule à flots à la frontière Nigérienne , les habitants “banalisent” ces attaques qui font partie désormais de leur quotidien.

L’explosion a eu lieu dans la mosquée de Koyapé, petit village de l’arrondissement de Kolofata. L’individu terroriste s’est glissé parmi les fidèles avant de déclencher les explosifs qu’il portait sur lui, emportant avec lui 13 victimes. Cette attaque représente une nouvelle forme de barbarie et a une portée symbolique.

En effet, Boko Haram a attaqué des prêcheurs de l’islam qui ne partagent pas la même vision qu’eux de cette religion. L’islam est connu pour être une religion de paix et de tolérance, autrement dit, loin des visions du mouvement insurrectionnel et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste.

La région est à juste titre terrorisée puisque de nombreuses attaques ont pris pour cibles la population musulmane depuis quelques mois .

Ce n’est pas malheureusement pas la première attaque du groupe.

Hormis l’attaque terroriste du 14 janvier, la secte a frappé le 10 janvier à Madagali dans le nord-est du Nigéria. Plus de 7 personnes ont perdu la vie, et une dizaine de maison ont été également brûlées.

De plus, rappelons nous de l’attaque du 28 décembre dernier où 2 femmes kamikazes se sont faites exploser en plein dans un marché, faisant sur leur passage plus de 30 victimes.

En l’espace de quelques mois, le groupe terroriste a fait un nombre de mort considérable, et d’après la nature des actes commis, il est fort probable qu’il y ait de nouvelles victimes à déplorer.

D’ailleurs les jeunes filles portées disparues depuis le 14 avril 2014 n’ont toujours pas été retrouvées, seules 57 ont réussi à s’échapper les premiers jours qui ont suivis leur kidnapping. Les familles demeurent sans nouvelles, et accusent le gouvernement de leur avoir menti sur la promesse de retrouver et de ramener leurs filles. Qu’elles soient en vies ou non, les familles veulent le savoir, pour pouvoir faire leur deuil, et avoir une réponse.

Au total, l’insurrection de Boko Haram aura coûté la vie à plus de 17 000 personnes et le déplacement de plus de 2.5 milllions de personnes depuis 2009.

Soit un nombre considérable.

La gouvernement s’inquiète de plus en plus, car comme l’a affirmé à deux reprises Cavayé Yéguié Djibril , Président de l’Assemblée Nationale, Boko Haram “est parmi nous” .

Un membre d’une ONG humanitaire installé à Maroua a également affirmé que «Quand on observe bien, ces kamikazes sont généralement interceptés lorsqu’ils sont déjà dans des villages camerounais, rarement à la frontière avec le Nigéria. Comme s’ils ne venaient pas de loin». La secte a donc de plus en plus de position au Cameroun , de quoi inquiéter au plus la population et alerter les autorités.

Nina Bethenod

Qui succédera à Barack Obama ?

Le 20 janvier 2017 marquera la fin du second mandat de Barack Obama. La prochaine présidence américaine, qui se déroulera de 2017 à 2021, où ce sera forcément une nouvelle tête qui assurera la présidence.

Les candidats aux primaires sont nombreux, et quatre d’entre eux se démarquent particulièrement depuis l’ouverture des campagnes. Ce panel de quatre têtes de listes se divisent en deux parties ; Hillary Clinton et Bernie Sanders pour les Démocrates, Jeb Bush ainsi que Donald Trump pour les Républicains.

Hillary Clinton, en tête des sondages de son parti, a déjà côtoyé la maison blanche en tant que première dame des Etats-Unis durant la présidence de son mari, Bill Clinton. La candidate a un beau parcours politique  à son actif.  D’abord Sénatrice, puis Secrétaire d’Etat en 2008 suite à sa défaite aux primaires contre l’actuel président des Etats-Unis.

Clinton qui est encore aujourd’hui la future vainqueur des élections de 2016 a tout de même encore des soucis à se faire. Tout d’abord, Barack Obama, qui jusqu’à présent soutenait son ancienne rival, est revenu sur ses positions après que l’ancienne Secrétaire d’Etat ait été soupçonnée de corruption publique avec sa fondation, mettant ainsi en danger la sécurité de du pays.

Un autre handicap pour Hillary Clinton est qu’elle est la femme d’un ancien président des Etats-Unis. L’effet dynastie est très mal perçu dans l’opinion publique américaine, et cela pourrait bien être un frein pour Clinton qui permettrait alors à l’autre favori des démocrates de passer les primaires.

Cet autre candidat, c’est Bernie Sanders qui représente de plus en plus un danger pour Clinton dans la course des élections primaires chez les démocrates. Bernie Sanders ancien maire de Burlington, député de la chambre des représentants, et l’un des deux sénateurs du Vermont. En plus de faire mieux que Clinton sur le plan économique, Sanders est également plus du côté de l’opinion publique américaine.

Une ombre au tableau ? L’absence de soutien politique au sein même de son parti, et de financement pour sa campagne, peut être que le retournement de situation chez les Clinton, changera la donne pour Sanders. Tous deux proposent des programmes assez différents, et l’opinion publique est divisée quant au potentiel vainqueur des élections. Si certains voudraient que Clinton soit la première femme présidente, d’autres déplorent ses nombreuses erreurs et il faut dire que son lien avec l’ancien président, Bill Clinton, pourrait au lieu de l’avantager, la défavoriser dans la course à la présidence. Sanders, de son côté, plait au public, et propose un programme économique en accord avec la volonté des américain. Il a également admis vouloir privilégier la politique national à la politique étrangère, de quoi renforcer l’opinion que les citoyens ont de lui.

Pour l’heure, malgré un avantage pour Clinton, on ne sait pas qui représentera les démocrates à l’élection et le doute peut se permettre de subsister. Reste à attendre les résultats de primaires et la convention nationale des démocrates qui auront lieu respectivement entre le 1er février jusqu’à mi-juin, et aux alentours du 25 juillet qui seront décisives pour les candidats du parti démocratique.

Du côté des Républicains, la tête de liste est Donald Trump. Malgré le fait qu’il n’est jamais exercé un poste au sein de la politique de l’Etat, Trump est actuellement le candidat qui fait le plus parler de lui et récolte le plus de voix dans les sondages. Réputé pour être conservateur et ultra-capitaliste, sa stratégie réside avant tout dans la provocation, où il n’hésite pas à faire des remarques misogynes, si ce n’est même raciste.

Bien que les médias lui aient presque déclaré la guerre pour les propos qu’il tient, il se pourrait que cette surmédiatisation de l’individu, même si négative, joue en sa faveur et ne fasse que continuer le buzz qu’il arrive si bien à faire régner (Trump étant avant tout un homme d’affaire et un showman).

En deuxième position, on trouve Jeb Bush. Sa campagne avait commencé sur des chapeaux de roues en juillet 2015 s’était un peu écrasée, si bien qu’il ne faisait pas plus de 4% à la fin de l’année 2015. Il a connu néanmoins une remontée en puissance aux derniers sondages (le 12 janvier) en n’atteignant pas moins de 10,6% d’intention de vote.

Bush part avec le même handicap que Clinton, étant donné qu’il est fils et frère d’ancien président des Etats-Unis, d’autant plus que son frère ne jouit pas d’une excellente réputation et ses opposants ne manquent pas de lui rappeler. Un affrontement Clinton / Bush aux élections est par ailleurs la chose la plus redouté par l’opinion publique américaine.

Le second tour des républicaines est néanmoins plus pragmatique et moins radical que son rival et se catégorise aussi par une position anti-Trump, qu’il a défini comme le « président du chaos » à plusieurs reprises durant des débats opposants les principaux candidats des républicains.

L’argument familial est également un peu gros, d’autant plus que Jeb n’a pas suivi la même école que son père et son frère, et s’éloigne volontairement de la politique de G. H. Bush qu’il fréquente pourtant régulièrement.

La concurrence est donc de mise. Bien que la confrontation Trump / Clinton semble être la plus plausible, encore dans la course ont possibilité de faire chavirer  les élections, surtout pour Sanders qui grignote de plus en plus de voix. On est encore loin de connaître le nom du 45ème président des Etats-Unis.

Louis La Fay

Nina Bathenod

Rupture diplomatique entre Téhéran et Riyad : vers une guerre irano-saoudienne ?

Certaines problématiques de la conférence FERMUN 2016 comme celle de l’OTAN concernant directement le terrorisme, et en vue des actualités récentes, il a semblé important et même nécéssaire de s’intéresser au conflit irano-saoudien ainsi qu’à ses possibles conséquences sur le terrorisme.

Le conflit irano-saoudien constitue un des plus gros hotspots du monde. Les tensions ne se résument pas qu’à des différents religieux sunnite/chiite. Il y a également un contexte politiquetrès important. L’Arabie Saoudite est depuis 1945 un allié stratégique majeur pour la première puissance mondiale à savoir les Etats-Unis. L’Iran voit son régime pro-américain s’écrouler en 1979. Khomeyni prend le pouvoir et instaure un régime islamiste en renversant le shah. Le conflit irako-iranien a accentué les tensions au sein du conflit irano-saoudien, conflits au cours desquels l’Arabie Saoudite prendra ses marques. En effet, en finançant l’Irak et en créant le Conseil de Coopération du Golfe pour contrer l’Iran, l’Arabie Saoudite se place en véritable opposant à l’Iran. Les tensions furent telles qu’il y eut même un arrêt des relations diplomatiques à la fin de la guerre irako-iranienne (en 1988) jusqu’en 1991. Comme toutes puissances possédant une certaine suprématie sur leurs régions, les conflits politiques se retrouvent également au coeur d’intérêts communs à d’autres états. L’Arabie Saoudite et l’Iran qui manifestent tout deux d’un désir de reconnaissance officielle de la part de la Palestine, se retrouvent dans une situation inconfortable. L’alliance avec les Etats-Unis revient régulièrement dans les critiques évoquées par l’Iran envers son ennemi saoudien. Les tensions se succèdent, et la dernière en date est d’ordre religieux.

L’exécution d’une quarantaine de djihadistes sunnites liés à Al-Qaida et d’un leader chiite, Nimr Baqer al-Nimr, raniment les tensions. Pour comprendre les réactions qui ont suivies cette exécution, il faut revenir sur la figure du dignitaire chiite. Nimr Baqer al-Nimr, représentant de la minorité chiite dans le royaume wahhabite, fut à la tête d’un soulèvement de sa communauté survenu dans le royaume en 2011. Alors qu’il critiquait ouvertement le royaume saoudien, il est rapidement soupçonné par Riyad d’être un agent secret iranien. Un mandat d’arrêt est alors lancé contre lui et, en 2014, Nimr Baqer al-Nimr est condamne à mort pour désobéissance au souverain et pour terrorisme. Suite à cette exécution, de nombreuses ONG ont réagit, qualifiant le procès d’injuste et rappelant que le condamné n’appelait pas à une contestation forte ou violente. Dans un premier temps cette exécution peut être perçue comme solution au dilemme entre la nécessité de contrer les mouvements radicaux sunnites et celle de contrôler l’expansion iranienne sans favoriser les djihadistes sunnites. Finalement, l’exécution semble surtout s’inscrire dans la continuité de la politique anti-iranienne. Les réactions ont été nombreuses. L’ambassade de l’Arabie saoudite à Téhéran a été assiégée pendant plusieurs heures, des manifestation chiite ont eu lien en Iran, avec pour mot d’ordre « mort aux saoudiens mercenaires de l’Amérique », mais aussi en Turquie, en Irak et au Pakistan.

On assiste donc, depuis le 2 janvier, à une crise ouverte entre Riyad et Téhéran, deux puissances déjà en guerre par procuration au Yemen et en Syrie. En effet, l’exécution a mis le feu au poudre et a eu pour conséquence directe la rupture des relations diplomatiques entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Mais qu’est-ce que cela change véritablement ? Le fait est que les conséquences cette fois ne sont pas centrées sur un territoire spécifique : on a une onde de choc régionale qui traversent tous les pays. La coalition sunnite menée par l’Arabie Saoudite bombarde le Yemen. De plus, on a d’un côté un raidissement de l’Iran sur les négociations avec la Syrie et d’un autre, l’Arabie Saoudite qui soutient les salafistes. Ces divisions profitent à l’état islamique.

Aux vues des répercussions de cet acte sur la lutte contre le terrorisme, Moscou et Washington ont appelé au calme ensemble. Il apparaît dès lors nécéssaire de favoriser le dialogue entre les deux puissances dans le but d’éviter une guerre irano-saoudienne.

Louis La Fay

Appoline Amoureux