MULTILATERALISME – Égalité des genres dans les institutions internationales : quand les voix de la jeunesse rencontrent l’expertise de l’OIT

Dans la matinée du 8 janvier, le comité de la Youth Assembly a eu l’honneur d’accueillir la présence illustre d’Angelika Müller, cheffe de l’Unité des relations officielles et de la correspondance, chargée de la gouvernance de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Les membres ont pu entendre une voix expérimentée sur un sujet d’une importance cruciale dans le contexte mondial actuel : l’égalité des genres au sein d’organisations telles que l’OIT ou l’ONU. Au cours des débats, les délégués ont pu échanger avec Mme Müller sur la manière dont la jeunesse peut prendre part à ce processus de changement, contribuer à tendre vers l’égalité des genres et le lien entre cet enjeu et le multilatéralisme.

Un entretien enrichissant avec Mme Müller

Lors de cet échange, nous avons eu l’occasion de mieux comprendre ce qui peut être fait pour améliorer l’égalité des genres dans des organisations telles que l’ONU ou l’OIT. Selon ses propres mots : « À l’OIT, nous ne nous concentrons pas uniquement sur le contenu de l’égalité des genres, mais aussi sur le suivi de la participation. Nous préparons des infographies de genre pour tous les événements de l’OIT afin de suivre, à tout moment, le pourcentage d’hommes et de femmes participant aux organisations internationales et aux conférences. Nous avons constaté certains progrès, mais dans la plupart des cas, la participation des femmes n’atteint même pas 40 %. Il reste donc encore beaucoup de chemin à parcourir. »

Que retenir de cette discussion ?

En conclusion, le débat avec Mme Müller a mis en évidence qu’atteindre l’égalité des genres nécessite non seulement des réformes institutionnelles, mais aussi la participation active des jeunes. En favorisant le dialogue et des politiques inclusives, l’Assemblée des jeunes a réaffirmé le rôle de la jeunesse dans la promotion de l’égalité et dans la construction d’un système plus juste et plus représentatif. En tant que futurs acteurs du multilatéralisme, les jeunes ne sont pas de simples observateurs de ce processus, mais des parties prenantes essentielles pour faire de l’égalité une norme plutôt qu’un objectif encore à atteindre.

Ana Luisa Franzen et Leah Gonzalez