Comment répondre à la hausse des besoins alimentaires mondiaux tout en respectant les limites environnementales et les impératifs de durabilité ? Telle est la problématique débattue au sein du comité FAO. Ce jeudi 8 janvier, dans la salle 3 de l’OIT, les délégations se sont entendues tant bien que mal suite à un débat animé concernant une résolution. Entretien avec la délégation de l’Allemagne à la suite des controverses qui ont animé le comité.
FERMUN : Quelles sont les principales différences que l’on peut observer entre la résolution que vous avez proposé, et celle de la Russie ?
Délégation de l’Allemagne : La résolution de la Russie se concentre davantage sur l’aspect économique, en privilégiant une voie moins durable. La nôtre se base sur le développement durable des nouvelles technologies et sur l’ écologie.
FERMUN : D’après vous, pour quelle raison votre résolution a-t-elle été adoptée ?
All. : Elle est probablement passée car nous partageons tous un but commun : vivre dans un monde durable. En revanche, elle est passée de justesse : 12 votes pour et 11 contre, avec 1 abstention.
FERMUN : Est-ce que cette résolution conviendra à tous, y compris aux pays moins développés ?
All. : Bien que nous ayons conscience que tous les pays n’ont pas les mêmes moyens, le but est de réussir à ce que cela soit accessible à tous. Notre idée est de réunir tout le monde.
FERMUN : L’écologie est-elle le domaine prioritaire, ou bien s’agit-il de la croissance économique des pays émergents ?
All. : Nous pensons que les deux sont importants. Évidemment qu’on ne peut pas demander aux pays moins développés d’avoir une démarche entièrement écologique pour l’instant car ils n’ont pas les ressources économiques nécessaires. C’est à nous – les pays les plus développés – d’aider les pays dans le besoin. Continuer la production de masse et puiser dans les ressources non renouvelables ne serra plus possible dans 10 à 15 ans.
Chloé Arnaud et Lilou Fréchet