Aujourd’hui, l’ambiance était électrique dans le comité de l’OMS pour FerMUN 2026. Entre désaccords idéologiques et débats sur les ressources, les délégations ont lutté corps et âme pour définir l’avenir de la santé et de la sécurité des individus en situation de violence.
L’Afghanistan a marqué les esprits avec une position radicale : en effet, selon eux, l’argent n’est pas le problème. Ils affirment même vouloir “remplacer les ressources par plus de protection”. Pour cette délégation, seules des lois strictes peuvent garantir la santé mentale des femmes.
De leur côté, la Fédération de Russie et le Nigeria ont mis en garde contre la « policophobie ». Selon eux, le fait de donner trop de liberté à la police crée du désordre et effraie les victimes, qui n’osent plus dénoncer leurs agresseurs. Par la suite, la Roumanie a rappelé une réalité tragique : 90 % des plaintes sont classées sans suite faute de preuves. Leur amendement sur le sujet a cependant été rejeté par la majorité.
Dans la suite du débat, la question était de savoir comment soigner les populations dans les zones défavorisées. La Roumanie et l’Eswatini ont alors débattu de l’intervention de Médecins Sans Frontières (MSF). Si l’idée d’un fonds d’aide est séduisante, beaucoup de pays craignent que l’ensemble des pays soit dépendant de l’aide internationale. Pour ces pays dubitatifs ou réfractaires, l’objectif est clair : il faut renforcer les systèmes de santé locaux plutôt que de compter uniquement sur l’OMS.
Le point de rupture a été atteint lors de la proposition de l’Inde de considérer l’avortement comme un simple processus d’hygiène et de santé. La délégation de l’Afghanistan a jugé cette vision « définitivement occidentale » et incompatible avec les réalités sociales et culturelles de leur pays. Cependant, le Sénégal et la Suède ont tout de même réussi à faire passer un amendement crucial, visant à encourager l’accès sécurisé à l’avortement et à la contraception en cas de violence sexuelle, afin d’éviter les morts tragiques liées aux violences sexuelles ou aux pratiques dangereuses.
En fin de séance d’amendements, le Pakistan a plaidé pour un langage plus inclusif. Grâce à leur intervention mais aussi au soutien de la Roumanie, le texte final mentionne désormais les orphelins et les victimes de guerre ainsi que tous les autres enfants, souvent oubliés par rapport aux migrants ou aux personnes en situation de handicap.
Yasmine Akkabi