L’intelligence artificielle prend une place de plus en plus importante dans le monde du travail, y compris dans les secteurs de l’art et du divertissement. En ce deuxième jour de débats du comité de l’intelligence artificielle dans les bureaux de l’OIT (l’organisation internationale du travail), les délégations, notamment le gouvernement du Maroc et de l’Afrique du Sud, ont discuté de l’impact de l’IA sur les artistes et les travailleurs du divertissement. Ces échanges visent à répondre aux risques liés à l’automatisation, à la précarité de l’emploi et à la sécurité des travailleurs du secteur culturel.
Le gouvernement du Maroc a souligné l’importance de protéger la santé et la sécurité des artistes. Selon la délégation marocaine, « les lois du travail et les systèmes de protection sociale doivent s’appliquer aux artistes afin de garantir des conditions de travail dignes ». Pour réduire la précarité, la délégation a rappelé son soutien au secteur culturel. Le pays affirme que « les aides financières, les festivals et les projets culturels permettent de créer des opportunités d’emploi plus stables pour les artistes ». Il a également été rappelé l’importance des formations, afin d’aider les travailleurs à s’adapter aux nouvelles technologies. Sur le plan international, le Maroc estime que « la coopération entre les États est essentielle pour encadrer l’utilisation de l’IA et protéger les droits d’auteur dans l’art et le divertissement ».
Le gouvernement de l’Afrique du Sud a mis en avant ses mesures pour protéger les artistes. La délégation a expliqué que « la santé et la sécurité des travailleurs sont assurées grâce aux lois sur la sécurité au travail, à la réglementation des lieux culturels et à des protocoles appliqués lors des événements ». Concernant la stabilité de l’emploi, cette délégation a déclaré que « des subventions, des formations et l’accès à une protection sociale permettent de réduire la précarité des travailleurs du divertissement ». Enfin, le gouvernement sud-africain a souligné que « les pays doivent partager les bonnes pratiques et harmoniser les normes internationales du travail afin de mieux protéger les artistes à l’échelle mondiale ».
Les gouvernements du Maroc et de l’Afrique du Sud partagent le même avis quant à la nécessité de protéger les artistes face aux défis posés par l’intelligence artificielle. Ils s’accordent sur l’importance de garantir la santé, la sécurité et la stabilité de l’emploi des travailleurs du secteur culturel, tout en renforçant la formation et la protection sociale. Les débats du comité de l’IA devraient ainsi s’orienter vers une coopération internationale renforcée et l’élaboration de normes communes afin d’encadrer l’usage de l’intelligence artificielle et de garantir un avenir plus sûr aux artistes et aux travailleurs du divertissement.